«Historique». Le terme est répété à l’envi par de nombreux journaux américains, qui saluent la victoire éclatante de Barack Obama. Pour Le New York Times, «les barrières raciales tombent» avec le raz-de-marée du sénateur de l’Illinois. Même analyse du Washington Post, pour qui cette élection est synonyme d’«une nouvelle ère dans la longue lutte de la nation pour combler son fossé racial».
Devant ce «moment historique», «les simples faits» se suffisent à eux-mêmes, souligne dans son éditorial le New York Times, qui commence par ces mots: «Un Américain du nom de Barack Hussein Obama, fils d’une femme blanche et d’un homme noir qu’il a à peine connu, élevé par ses grand-parents à l’écart du mouvement de puissance et de richesse américain, est élu 44e président des Etats-Unis.»
«Pour un jour, rien ne semble impossible»
Dans son éditorial sobrement titré «President Obama», le Washington Post écrit: «Barack Obama, 44e président des Etats-Unis: comme des millions d’américains, nous savourons la phrase.» Le journal voit dans cette élection «une opportunité de mettre le pays sur un nouveau et meilleur chemin».
Sur son site, USA Today titre en reprenant les mots d’Obama «Le changement est venu». Il n’y a que le Los Angeles Times qui, dans une analyse, détone un peu dans ce concert de louanges, soulignant les contradictions du nouveau Président américain et demandant «Quel Barack Obama va gouverner ?». «Il a gagné avec une campagne qui a combiné objectifs ambitieux et... [Lire la suite]
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