En treize ans, Alexandre le Grand, héritier du trône de Macédoine (au nord de la Grèce actuelle) devient le plus grand conquérant de l'Antiquité en se constituant un immense empire. Depuis les montagnes macédoniennes jusqu'aux rives du fleuve Indus, au pied de l'Himalaya, il unit l'Occident à l'Orient en un espace immense qui représente aujourd'hui: la Grèce, la Turquie, Israël, la Palestine, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan.
Fils du roi Philippe II de Macédoine et de Olympias d'Epire, il naît dans la capitale macédonienne Pella en 356 avant Jésus-Christ. Il suit l'enseignement du philosophe grec Aristote et lit les grands textes classiques du poète grec Homère: l'Iliade et l'Odyssée. Il admire surtout Achille, le héros de l'Iliade, un livre (sous forme de rouleaux) qu'il emporte toujours dans ses voyages. Les historiens de l'Antiquité racontent, plusieurs siècles après sa mort, le destin extraordinaire de ce jeune homme surdoué et ambitieux. Plutarque dans sa "Vie d'Alexandre" écrit: "Il crut qu'il était envoyé de Dieu avec la mission d'organiser tout, de modifier tout dans l'univers. Il voulait assujettir à une seule forme de gouvernement l'univers tout entier".
A 20 ans, il succède à son père assassiné en plein théâtre par un noble macédonien. Devenu roi, le jeune Alexandre décide de poursuivre l'oeuvre paternelle: l'unité et la stabilité des États européens d'abord, la préparation d'une grande expédition asiatique ensuite. Il doit... [Lire la suite]
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