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Posté le 16 Octobre 2007
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Théatre
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Il n'y a plus de honte maintenant à cela: l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui, et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages. C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée; et quoiqu'on la découvre, on n'ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement; mais l'hypocrisie est un vice privilégié, qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d'une impunité souveraine. On lie, à force de grimaces, une société étroite avec tous les gens du parti. Qui en choque un, se les jette tous sur les bras; et ceux que l'on sait même agir de bonne foi là-dessus, et que chacun connaît pour être véritablement touchés, ceux-là, dis-je, sont toujours les dupes des autres; ils donnent hautement dans le panneau des grimaciers, et appuient aveuglément les singes de leurs actions. Combien crois-tu que j'en connaisse qui, par ce stratagème, ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion, et, sous cet habit respecté, ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde? On a beau savoir leurs intrigues et les connaître pour ce qu'ils sont, ils ne laissent pas pour cela d'être en crédit parmi les gens; et quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et... [Lire la suite]
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Posté le 16 Octobre 2007 - Source: http://www.plume-noire.com
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Cinéma
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Tout comme dans les mémoires d' Hemmingway, le Paris de Baz Luhrman est un monde en perpétuelle fête. Son film est un festival des sens, du mélodrame sentimental à des idéaux romantiques comme la vérité, la beauté et la liberté.
L'histoire est familière. Un Bohémien anglais nommé Christian (Ewan McGregor) se rend à Paris dans un but artistique et rencontre Satine (Nicole Kidman), une courtisane du Moulin Rouge promise à un riche duc. Les deux tombent amoureux mais se voient séparés pour les besoins du spectacle. Ah j'allais aussi oublier: la pneumonie la consumme lentement.
Mais c'est l'utilisation créatrice de la musique et du chant qui en font avant-tout un film aussi agréable. De "Children of the Revolution" à "Smells Like Teen Spirit" en passant par des extraits de The Sound of Music, ce "jambalaya" postmoderniste est une ode à l'opéra, aux comédies musicales des années 50 et au MTV des grands jours (une espèce en voie de disparition).
Quant au jeu des acteurs et aux chants, ils sont loin d'être mauvais. Ewan McGregor qui brille dans un rôle nouveau à son répertoire, a de puissantes cordes vocales et s'avère poignant dans ses moments "Elton John". Curieusement, il garde ses vêtements sur son dos dans Moulin Rouge. Nicole Kidman, maintient sa ligne vocale avec succès bien que certains passages démarquent ses limites.
Seul John Leguizamo en Toulouse Lautrec vous donne la migraine. Il en fait toujours trop, ce qui pour un tel film, est d'autant plus singulier.... [Lire la suite]
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Posté le 16 Octobre 2007 - Source: http://www.plume-noire.com
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Cinéma
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Avec Le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson réalise ce qu'aucun cinéaste du genre n'avait pu accomplir depuis La Guerre des Etoiles : créer une saga qui capture l'imagination des spectateurs et les tienne en haleine.
La Communauté de l'Anneau
Adaptation du célèbre livre de Tolkien, ce premier volet de la trilogie réveille les frissons d'une jeunesse endormie en alliant au cinéma d'aventure une fougue et un lyrisme que l'on avait pas vus depuis longtemps.
Elijah Wood incarne Frodo, l'élu chargé de détruire un anneau diabolique au pouvoir incommensurable. Pour se faire, il entreprend un long et dangereux périple accompagné d'une troupe de guerriers qui le défendront des forces occultes qui tentent de récupérer l'anneau.
Si les amateurs du livre s'offusqueront certainement de changements minimes, la force de cette adaptation cinématographique est qu'elle s'adresse tout aussi bien aux fervents qu'aux néophytes et aux petits et grands. Vous n'avez nul besoin d'ingurgiter les centaines de pages de l'oeuvre pour pouvoir l'apprécier.
On doit sans aucun doute la réussite du film aux choix du réalisateur et de la distribution.
Peter Jackson crée un long métrage rythmé et haletant qui a le souffle de tout bonne épopée qui se respecte : les décors sont grandioses, les effets spéciaux convaincants tandis que les scènes d'action sont parfaitement orchestrées avec une violence non édulcorée. On respectera Jackson d'autant plus pour avoir assez... [Lire la suite]
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Posté le 16 Octobre 2007 - Source: http://www.plume-noire.com
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Cinéma
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Le second volume s'ouvre sur la répétition du mariage de La Mariée (The Bride). C'est un superbe flash-back en noir et blanc dans lequel l'objectif ne quitte pas les visages d'Uma Thurman et de David Carradine. Après s'être inspiré du cinéma d'arts martiaux pour son premier volet, Tarantino définit clairement cette deuxième partie comme un western enraciné dans la mouvance italienne mais aussi dans le western traditionnel américain ; pour preuve, un plan de "The Bride" sortant par une porte qui renvoie directement à La Prisonnière du désert De John Ford.
Ce qui fait de ce Volume 2 une œuvre bien supérieure au précédent, c'est que c'est un film à part entière. Les multitudes d'ennemis infinis ont fait place à l'individu quand ce qui pouvait passer pour une démonstration un peu m'as-tu-vu d'action pure s'est métamorphosé en un vibrant prologue à cette histoire de vengeance aussi tordue que sincère. Le réalisateur a tellement poussé ses personnages et leurs aventures au-delà des limites dans le premier épisode que l'issue est devenue inévitable et s'apparente plus à une logique comportementale qu'à la volonté humaine.
Le film se concentre sur les personnages joués par David Carradine, Michael Madsen et Darryl Hannah et plus spécialement sur les liens qui unissent Carradine, Thurman et leur fille. Une fois encore, le réalisateur a pris soin de les rendre les plus humains possible. Les personnages ont leurs failles et savent montrer leur côté sensible. La patte de Tarantino... [Lire la suite]
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Posté le 16 Octobre 2007 - Source: http://www.plume-noire.com
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Cinéma
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Il existe différents types de réalisateurs dont les motivations diverses vont de faire de l'argent à divertir le public, raconter des histoires, bousculer le système, torturer nos méninges, transmettre un message ou faire de l'art — voici quelques noms que vous pourrez à loisir remettre dans l'ordre qui vous conviendra : Julie Taymor, Oliver Stone, David Lynch, John Carpenter, Francis Ford Coppola, Takashi Miike, Michael Bay. Et puis, il y a Quentin Tarantino, un réalisateur qui fait des films pour son propre plaisir de spectateur.
Cinéphile par excellence, il a rendu un nouvel hommage au cinéma de genre, ramenant cette fois-ci le film d'arts martiaux — et le western spaghetti — sur nos écrans. S'il existe un film qui prouve que les réalisateurs sont de grands enfants à qui on laisse des jouets hors de prix pour qu'ils donnent vie à leur imaginaire, c'est bien Kill Bill. Tarantino a créé le film d'art martiaux ultime qu'il a toujours rêvé de voir. Le cinéaste y a mis toutes les scènes et les ingrédients assimilés au fil des ans lors d'interminables marathons durant lesquels il dévorait des centaines de séries B. Tout ceci se retrouve ici, sous la forme d'un best-of au calibre hollywoodien.
Le plaisir pris à voir ce film sera proportionnel au goût que vous partagez avec Tarantino pour les films d'arts martiaux des années 70, et à votre capacité à saisir les clins d'œil du cinéaste. Certains resteront sûrement hermétiques face à ce flot incessant de violence presque... [Lire la suite]
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Posté le 16 Octobre 2007
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Livres
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Paris, place de Clichy, 1914. Envoûté par la musique d'une parade militaire, Ferdinand Bardamu, jeune rebelle, décide, par excès d'héroïsme, de s'engager dans la guerre contre les Allemands. Mais au front, c'est l'enfer et l'absurdité. Il perd vite son enthousiasme et découvre avec épouvante les horreurs de la guerre. Il ne comprend plus pourquoi il doit tirer sur les Allemands. Il prend aussi conscience de sa propre lâcheté.
On lui confie une mission de reconnaissance. Lors d'une nuit d'errance, il rencontre un réserviste nommé Robinson qui cherche à déserter. Ils envisagent de s'enfuir, mais leur tentative échoue. Blessé, traumatisé à jamais par la guerre, Bardamu revient à Paris pour être soigné. On lui remet une médaille militaire. Lors de cette cérémonie, il fait la connaissance de Lola, une jeune et jolie infirmière américaine. Bardamu est soigné dans différents hôpitaux. Il prend conscience des avantages et profits que tirent de la guerre tous ceux qui y ont échappé.
Lola, compagne futile et légère, le quitte. Il rencontre alors Musyne, une jeune violoniste. Ils ont une aventure, mais, un jour de bombardement, elle l'abandonne.
Réformé, Bardamu décide de partir pour l'Afrique. Il y découvre les horreurs de l'exploitation coloniale. Il retrouve Robinson, rencontré sur les champs de bataille, et lui succède en reprenant la gérance d'un comptoir commercial. Il tombe malade et connaît des crises de délire.
Il quitte l'Afrique à demi-mort à bord d'un bâtiment... [Lire la suite]
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Posté le 14 Octobre 2007
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Sciences
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Le Mont-Blanc ne mesure plus 4807 mètres mais 4810,90 mètres. Jamais le plus haut sommet d'Europe n'a été si haut. Samedi, les géomètres experts de Haute-Savoie ont en effet annoncé à Chamonix, au cours de leur assemblée générale, que le Mont-Blanc avaient gagné 2,15 mètres en deux ans, la hauteur du sommet ayant déjà été révisée a la hausse en septembre 2005, à 4808,75 mètres.
"La hauteur, mais aussi le volume du Mont-Blanc ont considérablement augmenté, car la neige s'est agglutinée sur le sommet au cours des deux dernières années", a indiqué Philippe Borrel, l'un des experts. Le volume de glace, au dessus de 4.800 m d'altitude, avait été calculé pour la première fois en 2003 et les géomètres avaient trouvé 14.600 m3. Il avait baissé à 14.300 m3 en 2005 mais il a presque doublé en 2007 avec 24.100 m3.
Pour le météorologue chamoniard Yan Giezendanner, "il n'y a globalement pas d'augmentation du volume des précipitations sur les Alpes mais le climat change : nous enregistrons une plus grande fréquence des vents d'ouest qui amènent de la pluie avec des températures plus élevées". Il explique ainsi que "cela apporte en été de la neige collante au-dessus de 4.00O m d'altitude qui se fixe sur la montagne et augmente le volume et la hauteur du Mont-Blanc". En hiver, la neige, très froide, ne colle pas et est donc balayée par les vents, n'augmentant donc pas la taille du Mont-Blanc.
"Nous assistons donc à un phénomène curieux avec le réchauffement climatique dans les... [Lire la suite] | | Tags: créme dessert
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Posté le 11 Octobre 2007
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Café du Commerce
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La crise de confiance entre les citoyens et la classe politique atteint des sommets. Comment, dans ces conditions, le comportement des électeurs va-t-il être modifié. La terminologie de " suffrage exprimé " aura-t-elle encore un sens quand on ne saura plus dissocier le vote d’accord du vote de sanction. Plus que jamais, pour faire diminuer l’abstention et les votes de contestation, et pour avoir une idée du paysage politique réel de notre pays, le vote blanc doit être reconnu ! C’est plus qu’une avancée, c’est une nécessité.
La nécessité d'un vote blanc est un premier pas vers plus de démocratie, car les choix politiques qui devront être faits demain obligent à une légitimité et donc à une démocratie sans faille. En deux ans, nous avons perçu combien notre présence répondait à une attente d'un grand nombre de citoyens. La défense du vote blanc n'est pas si anodine que certains veulent le dire, parce qu'elle est emblématique d'une démocratie rénovée à laquelle beaucoup adhèrent déjà.
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Posté le 9 Octobre 2007
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Livres
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Si vous regardez dans votre esprit, qui êtes-vous, Don Quichotte ou Sancho Pança? Selon toute vraisemblance, vous êtes les deux. Il y a une part de vous qui souhaite être un héros ou un saint, mais l'autre part a les traits d'un petit homme gras qui voit très bien les avantages de rester en vie, avec toute sa peau.
George Orwell, The Art of Donald McGill, septembre 1941.
1er janvier 1984. Promu prophète d'un jour par la vertu d'un titre millésime, George Orwell occupe la une des magazines, du Time au Spiegel et son nom fait la manchette des plus grands quotidiens du monde. Dès le second semestre de 1983, les excès de "l'Orwell industry" sont "devenus une sorte de cauchemar orwellien en eux-mêmes. Big Brother, sous la forme de Big Crick et d'autres entrepreneurs de cette industrie, remplissent nos écrans de télévision, subjuguent les ondes radios et inondent les colonnes des journaux"(1). Devenu ici un épouvantail, là un argument publicitaire, "George Orwell doit se retourner dans sa tombe (…) Partout dans le monde, une part substantielle des médias et du monde académique est prête à "apprécier" ses idées d'une manière qui aurait confirmé ses pires appréhensions"(2).
George Orwell survivra-t-il à 1984? Une fois les inévitables scories éliminées, l'engouement général pour, ou plutôt autour de 1984 aura été l'occasion d'un effort de recherche remarquable et d'une diffusion de l'oeuvre d'Orwell et de ses thèmes de réflexion majeurs.
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Avec l'année Orwell se sont... [Lire la suite]
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