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Posté le 19 Novembre 2007
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Philosophie
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Le libertinage, réduit par l’Eglise à l’image caricaturale d’une débauche sans frein, est un courant d’idée important qui innerve tout le siècle. Sous Henri IV et Louis XIII, on a affaire à un "libertinage flamboyant" (René Pintard) qui dans le sillage de quelques Grands revendique un certain affranchissement des mœurs et est friand d’une littérature gaillarde et satirique (Théophile de Viau). Ce courant survit jusqu’à la Fronde mais est peu à peu remplacé par un mouvement à visée philosophique (Pierre Gassendi, La Mothe Le Vayer, Gabriel Naudé). Ses membres se recrutent surtout dans une bourgeoisie élististe et gallicane, hostile au pape et aux jésuites. Ils fréquentent le Collège de France, l’Académie des Sciences et certains salons (Madame de La Sablière, Ninon de Lenclos).
Le libertinage revendique une liberté de pensée, un goût de la réflexion indépendante, un mépris du fanatisme et de tout esprit de système. Héritiers des humanistes, les libertins pensent qu’on peut expliquer le monde par la raison et faire ainsi l’économie de la religion. De leur rationalisme empirique va naître la pensée scientifique moderne.
Leur volonté de profiter de la vie et rechercher les plaisirs, même dans la modération, les font passer pour des dépravés. Ils sont ainsi en butte à une répression séculière particulièrement vive. Théophile de Viau mourra après son procès de 1623 et cinq écrivains libertins seront effectivement... [Lire la suite]
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Posté le 15 Novembre 2007
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Cinéma
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1907. Une vague de crimes sans précédent ensanglante la Belle Epoque. Face aux bandits d'un nouveau siècle, le Ministre de l'Intérieur Georges Clémenceau crée une force de police à leur mesure : les Brigades Mobiles. 1912. La France entière les connaît sous un autre nom : les Brigades du Tigre.
Un scénario bien ficelé et crédible, faisant se croiser des personnages ayant réellement existé comme Jaurès ou Bonnot avec certains faits divers de l'époque comme "Les emprunts russe". Un casting Nickel-Chrome, remarquablement bien servi par des seconds couteaux étonnants comme Jacques Gamblin, dans le rôle quasi muet de Bonnot ou un Edouard Baer, d'une efficacité redoutable, sans oublier Thierry Fremont, Clovis Cornillac et Léa Drucker. Une excellente reconstitution de l'époque, de très bonnes scènes d'action, dont la fin tragique de Bonnot. Bref, un très bon spectacle. Du vrai bon cinéma populaire.
A tous ceux qui aiment le vrai bon cinéma populaire intelligent. A consommer sans modération.
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Posté le 14 Novembre 2007
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Livres
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Longtemps confinée dans l'enfer des bibliothèques, l'oeuvre de Sade, reste un sujet d'étonnement, quant à l'homme et son époque. Pourquoi le " divin marquis " a-t-il payé, par des années d'enfermement, la mauvaise conscience d'une aristocratie en train d'assister à sa propre fin?
Le mystère Sade n'est pas éclairci. On peut d'abord se demander si son oeuvre est celle d'un historien, d'un théoricien ou d'un poète; d'un sexologue décrivant en clinicien ses propres névroses et celles de ses contemporains, ou d'un romancier philosophe illustrant par des horreurs sanguinaires une conception pessimiste de la nature et de la société humaines. En un mot, le divin marquis " est-il l'historien des moeurs de son siècle ou le poète cherchant dans la sublimation littéraire un exutoire à ses pulsions? La répression qui, de son vivant, s'est abattue sur Sade et dans laquelle tous les régimes, de la monarchie à l'Empire, ont vertueusement communié, suggère que l'individu et ses écrits étaient perçus comme un danger réel et immédiat qu'aucun pouvoir ne pouvait tolérer.
De l'âge de trente-deux ans, date de son premier internement, à soixante-quatorze ans, âge de sa mort, Sade n'a connu que douze ans de liberté. Il a enduré toutes les formes arbitraires de la répression, les lettres de cachet de l'Ancien Régime, les emprisonnements presque toujours mortels de la Terreur, les internements despotiques du Consulat et de l'Empire. Rejeton d'une famille ancienne mais sans grand éclat,... [Lire la suite]
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Posté le 13 Novembre 2007
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Caverne du Rôliste
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Bienvenue dans « Le Verbe et l’Epée », le jeu de rôle en cinq actes…
Dans ce monde tout en alexandrins, les pièces de théâtre du XVII° et XVIII° siècle prennent des accents de vérité. Le bourgeois est peut-être gentilhomme et Scapin est d’une fourberie sans pareille.
Mais cela n’est pas la seule originalité… Bien des siècles avant le jeu, à l’époque de Noé, sont apparus les Animaux. Ceux-ci, bien qu’ayant une apparence animale, marchent, parlent et vivent comme les humains, au cœur même des sociétés humaines. On fait bien la différence avec les animaux sauvage, car il existe bel et bien les bêtes et les autres.
Ce JdRA vous propose de jouer dans le monde fantastique et délirant de « De Cape et de Crocs ». Dans cette Europe du XVII° siècle, de terribles pirates partent en quête de fabuleux trésors protégés par de féroces démons, de vils marchands font escorter leurs biens dignes de Crésus par des bandes de soudars sans scrupules, et de valeureux bretteurs gentilshommes vivent au rythme de leurs combats sans craindre ni le verbe ni l’épée.
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Posté le 13 Novembre 2007
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Livres
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Dans ce court roman, Sade outrage joyeusement la vertu en l'innocente personne de Justine, orpheline sortie du couvent et qui choisit les voies de la morale chrétienne comme principe d'existence. Sortie en même temps du couvent, sa soeur juliette choisira la voie opposée (celle du vice) et connaîtra fortune et honneurs. De mauvaises rencontres en malchances fatales qui l'entraînent plus avant dans la misère et l'abandon, Justine endure mille sévices dégradantes mais garde malgré tout foi en Dieu et en l'homme, et tout le plaisir de lecture rejoint le plaisir que Sade met dans la torture infligée à l'éternelle innocence, dont le sadisme tire bien sûr toute son essence. Servi par une langue délicieuse, ce cruel récit déroule sa morale philosophique et pamphlétaire: le mal est une voie autant envisageable que le bien et d'ailleurs recommandable dans une société ou seul le vice triomphe. Les êtres vicieux font leur fortune de la naïveté des faibles. La pauvre Justine éprouvera cette vérité jusqu'au bout.
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Posté le 13 Novembre 2007
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Histoire
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Louis Antoine de Saint-Just est né le 25 août 1767 à Decize (Nièvre). Il est le fils d'un militaire à la retraite qui, quoique roturier, avait atteint le grade de capitaine et la distinction de chevalier de Saint-Louis. En 1776, un an avant de mourir, Monsieur de Saint-Just revient avec sa famille dans sa Picardie natale et prend possession d'une maison dont il vient d'hériter dans le village de Blérancourt (Aisne).
Orphelin de père à l'âge de douze ans, Louis-Antoine entre chez les Oratoriens de Soissons, où il manifeste très vite de brillantes aptitudes intellectuelles ainsi qu'un esprit frondeur, avant de faire son droit à Reims. En 1787, revenu à Blérancourt, il se heurte à l'autorité de sa mère qui, à la suite d'une fugue à Paris, obtient une lettre de cachet et le fait interner durant quelques mois dans la maison de correction de Picpus. Il profite de sa détention pour écrire L'Organt, un poème satirique de huit mille vers, qu'il fait éditer en 1789.
Saint-Just s'enthousiasme pour la Révolution dès ses premiers soubresauts et rejoint la garde nationale de Blérancourt. Toujours animé par des projets d'écriture, il fait publier en 1791 un essai intitulé L'esprit de la Révolution et de la Constitution de France qui s'inspire des principes de Montesquieu. Attentif aux événements parisiens, il manifeste très tôt une vive admiration pour Robespierre à qui il écrit d'ailleurs en 1790 : "Vous que je ne connais comme Dieu que par des merveilles, je m'adresse à... [Lire la suite]
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Posté le 13 Novembre 2007
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Histoire
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Cardinal et homme d'État français, qui encouragea l'absolutisme en France en consolidant l'autorité royale et posa les bases de la grandeur du royaume au XVIIe siècle en poursuivant une politique étrangère conquérante.
Ascension et disgrâce
Né à Paris le 9 septembre 1585 d'un grand prévôt de la noblesse poitevine et de la fille d'un avocat de la bourgeoisie de robe, Richelieu fit ses études au collège de Navarre et à l'académie Pluvinel. Il se destinait d'abord à la carrière militaire mais dut y renoncer lorsque son frère Alphonse abandonna l'évêché de Luçon (près de La Rochelle) pour devenir moine, et se retira à la Grande Chartreuse. Afin de maintenir dans sa famille l'évêché de Luçon et les revenus qui en découlaient, il entreprit des études de théologie et fit un voyage à Rome pour obtenir du pape Paul V les dispenses d'âge. En 1607, à vingt-deux ans, il fut ordonné évêque. Il se consacra avec zèle à l'administration de son diocèse, où il créa un séminaire et encouragea les missions. Représentant de son ordre aux états généraux en 1614, il présenta le cahier général du clergé et déclara que les rois avaient intérêt à appeler dans leur conseil des ecclésiastiques, "à cause des vertus de capacité et de prudence auxquelles les obligeait leur profession". Il accrut son influence dans le monde politique et, très vite, gagna les faveurs de la reine mère, Marie de Médicis ainsi que celles de Concini. Nommé aumônier de la reine mère, il entra au conseil en... [Lire la suite]
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